A Genève

May 30, 2011
Le Cercle Martin Buber entre «Une terre, deux peuples» et son AG Historiquement parlant comme le montrent en tout cas certains textes, le sionisme a été synonyme d’ouverture.

Provisoirement «en sommeil» mais ne dormant que d’un œil, tel le fameux cyclope de Pierre Dac (né Isaac et non Lissac…), le cercle de réflexion dont le nom est en soi tout un programme, tiendra sa prochaine assemblée générale le 15 juin*. Et de nouveaux candidats se présentant pour devenir membres du comité, il se peut même qu’il soit en passe de trouver un(e) président(e), voire des coprésident(e)s. Après la récente venue de David Chemla , le président de la section française de La Paix Maintenant  et coordinateur du livre « Les Raisons d’un Appel»**  dans lequel des personnalités comme l’ancien ambassadeur et toujours historien israélien Elie Barnavi, Abraham Yehoshua, «BHL», Alain Finkielkraut, Georges Bensoussan  ou David Grossman expliquent pourquoi ils ont signé «JCall», l’appel à la raison des Juifs européens au Gouvernement israélien, le cycle des conférences  et débats va donc vraisemblablement reprendre son cours habituel.

Ce devait être le cas  dès le 24 mai, avec un exposé du professeur  Esther Starobinski-Safran sur la pensée de Martin Buber. Mais, cet événement ayant dû être remis  au mois de septembre prochain (en liaison avec une autre soirée au cours de laquelle M.Joseph Starobinski exposera un autre aspect de la  pensée du  philosophe sioniste militant lndéfectiblement pour un rapprochement entre Israéliens et Palestiniens), la soirée a été consacrée à une réflexion autour  de l’ouvrage «Une terre et deux peuples, la question judéo-arabe » (Paris, Lieu Commun, 1983) qui aborde la pensée politique de Martin Buber. Dont l’introduction avait été envoyée en version numérisée aux membres par Viviane Armand Gerson et Michèle Stroun, respectivement psychanalyste et éditrice mais toutes deux animatrices des réunions-discussions de transition.

On y lit notamment (p. 14) que, lors du Congrès mondial pour la Palestine ouvrière tenu à Berlin en 1936) «(…) David Ben Gourion, souvent décrié comme parangon de l’aveuglement sioniste face à la ques¬tion arabe, exhorte ses compagnons à bien comprendre que “en dépit des inconvénients que cela représente pour nous (…) un grand nombre d’Arabes ont vécu en Palestine pendant des siècles., que leurs pères et leurs ancêtres y sont nés et y sont morts, que la Palestine est leur pays et qu’ils veulent continuer à y vivre. A cet égard, nous devons faire preuve d’une  généreuse compréhension et en tirer les conséquences qui s’imposent. C’est la base d’une véritable entente entre les Arabes et nous.”(…)»    [O.K.]

* Le 15 juin à 19 h 30 à MaCom , 21 avenue Dumas, 1206 Genève – salle 118 (réunion ouverte aux membres mais possibilité pour les sympathisants voulant  se joindre de payer leur cotisation sur place).  On peut se renseigner et demander l’introduction du livre de Buber auprès de cerclemartinbuber@gmail.com

** Récemment qualifié d’indispensable par le chef de la rubrique internationale du «Monde», l’opuscule de 128 pages est paru aux Editions Liana Levi dans la collection Piccolo.