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L’économie israélienne de nouveau sur la bonne voie !

February 18, 2010
Fait hautement significatif : l’indice sur l’état de santé de l’économie nationale calculé par la Banque d’Israël a progressé de 1,2 % en septembre et octobre derniers, cela pour la quatrième fois consécutive. Dans ce contexte devenu plus favorable et qui marque certainement une sortie de la crise de 2008 liée à l’effondrement financier international ce sont principalement les secteurs industriels, commerciaux, ainsi que ceux des ser­vices et des exportations de biens qui tirent le mieux leur épingle du jeu.

Bien que de nombreux indices attestent depuis trois mois une nette reprise des activité économiques dans nombre de secteurs de l’économie nationale, le gouverneur de la Banque d’Israël, Stanley Fisher – qui vient d’ailleurs d’être classé par le magazine américain « Global Finance » parmi les sept meilleurs gouverneurs de banques centrales au monde – estime cependant qu’il est «encore trop tôt pour tirer un bilan de la crise et procéder à une évaluation précise des répercussions définitives en Israël de ce crack financier international». Et Fisher d’ajouter que les pays occidentaux devraient d’ores et déjà en tirer les leçons pour éviter qu’une telle catastrophe ne se reproduise.

Le taux d’intérêt maintenu en novembre

Comme on s’y attendait au vu de cette situation assez favorable, Stanley Fischer a donc décidé de ne pas modifier le taux d’intérêt pour novembre dernier et de le laisser à 0,75 %. Or – autre indice positif – c’était le second mois successif que la Banque centrale a maintenu ce taux d’intérêt inchangé, après l’avoir augmenté de 0,25 % à la fin août dernier.

Une stabilité financière qui s’explique en fait par la baisse inattendue de 0,3 % de l’indice national des prix à la consommation enregistrée au mois de septembre précédent, laquelle avait laissé penser à la plupart des analystes financiers israéliens que ce taux allait demeurer inchangé.

Dans son principal communiqué, la Banque d’Israël a notamment déclaré : «La décision de laisser inchangé le taux d’intérêt en novembre aidera à maintenir le taux d’inflation dans les limites prévues et à soutenir la reprise économique, en même temps qu’elle favorisera une activité réelle, tout en soutenant la stabilité financière». La Banque centrale israélienne a aussi fait remarquer que les taux d’intérêt pratiqués par les principales Banques centrales du monde entier sont assez faibles et qu’ils devraient le rester lors des mois à venir.

Le chômage est à nouveau en baisse !

L’Office central israélien des Statistiques (OCIS) a récemment publié des données confirmant une nette tendance à la baisse du taux de chômage déjà constatée l’été dernier. Au mois d’août, ce taux était déjà de 7,6 % contre 7,7 % en juillet. Même si les données mensuelles ne sont pas toujours fiables par rapport aux indicateurs annuels de tendances, ce chiffre restait élevé par rapport à celui de l’an dernier où le taux enregistré en juillet 2008 était de 6 %. Or c’est un fait qu’entre l’été 2008 et l’été 2009, le chômage avait régulièrement augmenté tout au long de l’année. Ainsi en janvier dernier, son taux était de 7,2 %, puis de 7,5 % en février pour atteindre 7,7 % en mars. Une tendance qui s’est stabilisée à 7,9 % en avril et mai et qui a ensuite commencé à baisser en juillet.

Or en commentant cette donnée globale assez positive mais encore mitigée, le ministre des Finances, Youval Steinitz, a insisté sur le fait que la baisse du chômage restait une priorité absolue du gouvernement.

Autre signe prometteur : le secteur du high-tech recrute à nouveau...

A noter aussi que les sociétés de recrutement de la main d’œuvre ont enregistré lors du 3ème trimestre 2009 une augmentation assez spectaculaire de 13 % des offres d’emploi dans le secteur-test du high-tech. Signe évident, selon elles, que la récession économique n’est plus qu’un mauvais souvenir. «On a le sentiment que le marché du travail dans la branche du high-tech – qui fut l’une des premières toucéeés de plein fouet par la crise de 2008 – a carrément ressuscité, commente ainsi le président du groupe Nisha, Paul Zucker. Une tendance qui s’est confirmée par l’augmentation, certes encore timorée, des emplois proposés au 3ème trimestre, et ce, malgré une baisse naturelle de l’embauche pendant les vacances d’été.»

Le secteur du «high-tech en bleu et blanc» – une branche décisive illustrant toujours les hauts et les bas de l’état de santé de l’économie nationale israélienne – aurait en effet recommencé à attirer ces deux derniers mois les jeunes diplômés et les soldats ayant servi dans les unités technologiques de Tsahal. Une analyse partagée par Erez Banovitch, président de la société Manpower, un autre «poids lourd» du recrutement en Israël, qui a déclaré : « La hausse des embauches est générale, sauf pour les postes de direction. C’est là une bonne nouvelle après cinq longs trimestres consécutifs de baisse!»

Les Israéliens bien moins préoccupés par la crise économique

Autre indice positif : d’après un récent sondage réalisé en octobre dernier par le groupe Neilsen, seulement 5 % des Israéliens interrogés ont confirmé que la situation économique restait leur « préoccupation majeure », en comparaison avec 23 % au début 2009 lorsque la crise battait son plein – et ce, en comparaison avec une moyenne mondiale de 18 % de gens se disant «préoccupés» dans les autres pays développés.

A noter que Nielsen a réalisé ce sondage à l’échelle internationale à la mi-octobre dernier en interrogeant plus de 30 000 adultes dans 52 pays différents, y compris Israël. Il en résulte que ce qui inquiète désormais le plus les Israéliens, c’est tout simplement leur santé personnelle, 18 % des gens interrogés dans l’Etat hébreu affirmant que leur état de santé constituait leur préoccupation N°1. Et ce, alors que voilà à peine six mois, la santé se trouvait en 3ème position sur la liste des préoccupations nationales et était placée au 1er rang par 11 % des Israéliens.

Précisons que dans cette rubrique, les sondeurs ont inclus aussi bien la crainte de la fameuse grippe A, mais aussi les préoccupations des divers consommateurs sur leurs dépenses souvent en hausse dans le domaine des assurances médicales.

Or dans ce dernier sondage, il s’avère – autre signe encourageant pour Israël ! – que la « sécurité de l’emploi » vient après la santé comme «préoccupation majeure». En effet, voilà six mois, la proportion d’Israéliens préoccupés en premier lieu par les risques de chômage et la sécurité de leur emploi atteignait 18 % , un chiffre maintenant passé à seulement 13 %. Autre sujet qui préoccupe constamment les Israéliens : leurs dettes personnelles, 10 % d’entre eux ayant en effet placé ce souci au 1er rang de leurs préoccupations...








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