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Revue Juive Nr. 04 2011 Ausgabe: Nr. 4 » September 29, 2011

Conférence de Frédéric Encel

September 28, 2011
Dans la ligne régulière de ses conférences portant sur des sujets politiques, le comité de la Loge B’ne B’rith Edmond Fleg de Lausanne, présidé par David Hachuel a invité , le lundi 12 septembre 2011, Frédéric Encel pour traiter d’un suhjet particulièrement d’actualité: «l’Assemblée Générale de l’ONU : Israël menacé en septembre 2011?»
A LA LOGE Frédéric Encel, entouré du
Comité de la Loge Edmond Fleg

Professeur à Sciences Po, conférencier émérite en géopolitique, l’invité du jour était la personne idéale pour commenter l’actualité des relations d’Israël avec le reste du monde et, tout particulièrement, le contexte des motions et votes à l’ordre du jour de l’Assemblée Générale de l’ONU à New-York tant annoncée. On le sait, Mahmoud Abbas, pour le compte des palestiniens, entendait déposer une motion tendant à la reconnaissance par l’assemblée d’un nouvel Etat palestinien doté de toutes les prérogatives liées à ce statut.
La première question abordée par l’orateur fut donc: Est-ce possible, un oui est-il envisageable? La réponse fut catégoriquement négative pour autant que l’assemblée s’en tienne au respect strict des règles du droit international. En effet, dit-il, pour pouvoir acquérir les qualités d’Etat indépendant, il faut impérativement avoir une justice qui fonctionne dans le cadre d’un Etat de droit et être doté de forces armées (militaire et polices civiles). Or il apparaît que les Palestiniens, pour l’heure, ne satisfont pas à ces critères.
Il a par ailleurs noté que les structures politiques représentatives font défaut ce qui entraîne le doute sur la qualité de réelle représentativité des interlocuteurs en place. A son avis, pour s’éviter un camouflet lourd de conséquence au sein même des autorités palestiniennes,(et de la relation Hamas – AP), Mahmoud Abbas aurait été  sage de s’abstenir. Sans oublier que les accords d’Oslo interdisent toute action unilatérale.
Le deuxième volet abordé fut celui des conséquences des appels au boycott d’Israël. L’opinion de Frédéric Encel est claire: pas de quoi s’affoler ! Les chiens aboient et la caravane passe!  Si, de temps à autres, on assiste à des «agressions» contre les étals de fruits et légumes en provenance d’Israël, les retombées sur l’économie israélienne sont quasi nulles. Les exportations agricoles représentent 1,6% du total là où le Hightech et les équipements militaires comptent pour plus de 60%. Il faut donc ramener le propos à de justes proportions. Sans beaucoup de bruit cependant, Israël peut compter sur de nombreux Etats amis, même parmi les musulmans (Azerbaïdjan, nations africaines etc…) pour son approvisionnement en pétrole tout spécialement.
Troisième et dernier sujet: l’Etat d’Israël au cœur du printemps arabe; l’avenir des relations avec l’Égypte et d’autres… car la plus grande préoccupation  reste l’Iran et son intention de se doter de l’arme nucléaire.
Cette situation pose problème à un certain nombre de pays de la région, en particulier à l’Arabie saoudite (opposition sunnites – chiites). Il est donc fort peu proba­ble que les USA laissent faire en considération du danger ressenti par son allié de longue date: l’Arabie saoudite.
Conclusion: les derniers évènements en Egypte (attaque contre l’ambassade d’Israël au Caire) ont semé des doutes sur l’avenir de leurs relations diplomatiques. Sans né­gliger le sérieux des faits, il faut attendre l’évolution politique dans les pays arabes concernés pour pouvoir se prononcer.    [me]





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