La CILV se dote d’une coprésidence
Ambiance détendue et même parfois «bon enfant»: la Communauté israélite de Lausanne et du Canton de Vaud a rondement tenu son assemblée générale le 3 avril dernier au Palace et – principalement – élu sa présidence tout en renouvelant son comité.
Fermement dirigée par un président sortant manifestement heureux d’avoir su et pu rétablir la sérénité comme la confiance communautaires, la séance a commencé par les rituels présentation des nouveaux membres (27) et hommage aux disparus (23), ce qui porte actuellement à 801 le nombre des membres «enregistrés». Beaucoup de travail mais beaucoup de bonheur: ainsi pourrait se résumer le (présentement…) ultime rapport présenté par Antoine David. D’abord autour de la gestion et des comptes qui, comme l’aura ensuite précisé Edouard Argi, permettent de constater un net assainissement des finances puisque sur trois ans, le déficit moyen a été ramené à une moyenne de 170’000 francs annuels malgré certains non-paiements de cotisations. Ensuite autour du bel élan qui a été créé autour du centenaire de la synagogue. Un événement qui, a détaillé Elie Elkaim, s’est non seulement traduit par un bonus de 25’000 francs mais a aussi permis un beau succès populaire (6000 visiteurs en 15 jours dont 1500 pour l’exposition au Forum de l’Hôtel de Ville, 1600 aux conférences, 1200 à la synagogue sans parler des concerts qui vont être gravés sur disque ni de la réception finale). Un ensemble qui a permis à la communauté d’éprouver le sentiment de «l’arbre retrouvé» qui n’a été possible que grâce aux efforts de tous les participants, a-t-il été de toutes parts affirmé. Et que n’a pas démenti la décharge donnée par le comité de gestion.
Mais le plat de résistance de cette assemblée était bien évidemment le remplacement du président sortant. Seuls «cocandidats», Marianne Gani et Alain Schauder se sont présentés avec leur programme sous le signe de l’expérience et de la complémentarité. L’une étant déjà vice-présidente (et ancienne présidente de tribunal civil), l’autre ayant déjà été membre de comités antérieurs (et dirigeant une grande entreprise), c’est sans peine aucune que l’assemblée les a suivis en approuvant leur projet de continuer l’œuvre mise en route par Antoine David et son comité. Ainsi, la perspective d’engager une secrétaire professionnelle et un hazan, la mise en place d’un processus de travail professionnel pour le personnel communautaire et d’un véritable accueil des nouveaux membres puis d’une journée annuelle de rassemblement des membres ont passé comme lettre à la poste (à bulletins secrets dès le 1er tour avec 109 oui, 16 non, 2 bulletins blancs et 9 nuls). Dans la foulée, et comme ils souhaitaient absolument être élus in globo, quatre «nouveaux» font leur apparition au comité en la personne de Mira Goldschmitt (démissionnaire en février pour désaccord avec le comité précédent mais de retour), Maxime Borros, Alain Schoeder et Marc Leipziger. Ce qui, avec Marianne Gani, Katia Elkaim et Edouard Argi, ramène l’effectif dudit comité de 9 à 7 personnes.
N’était la relation d’une «mini-affaire Dreyfus» avortée (l’ancien président ayant cru devoir insister pour que Me Bernard Geller soit nommé membre d’honneur, ce que le principal intéressé, souhaitant ne pas troubler la vie communautaire, a réaffirmé ne pas désirer), la séance eût pu se terminer en chansons. En fait, entre les remerciements d’Antoine David à toutes et à tous (prédécesseurs, comité, notamment à Michaela Borros, la responsable du Centre, puis à tout le personnel communautaire, aux membres…) et l’élection à une parfaite unanimité de Mike Bensimon comme membre d’honneur, ce n’est pas sans une certaine émotion que s’est conclue la soirée. [O.K.]


