logo
Revue Juive Nr.01 2011 Ausgabe: Nr. 1 » March 4, 2011

Entre grosse artillerie et fines Delikatessen

March 4, 2011
Du mercredi 23 au dimanche 27 mars, douze films et six animations seront projetées aux cinémas du Grütli. Assortis de rencontres, conférences et débats. Demandez le programme…
DUSTIN HOFMANN Un Izzy de père du genre «easy» mais dont la carrière conjugale de Barney (Paul Giamatti) lui échappe un peu

Présidé par Alan Howard, le cofondateur du «hedge fund» Brevan Howard Asset Management LLP (à ne pas confondre avec l’acteur homonyme mais sociétaire de la Royal Shakespeare Company récemment aperçu dans «Sex and the City»…), le 1er «Festival international du cinéma juif de Genève» sera sinon la toute première manifestation cinématographique juive du moins la première de ce genre et surtout de cette ampleur dans la ville du bout du lac Léman. Produit et dirigé par le UK Jewish Film Festival  qui a maintenant 15 ans, son programme relève dans l’ensemble plus du grand show biz que des circuits d’art et d’essai  et reflète bien évidemment ses attaches anglo-saxonnes. Ce qui est aussi une occasion de s’ouvrir et  faire des découvertes, voire d’être «déçu en bien» comme cela se dit parfois encore en certaines régions romandes profondes. Drame, comédie de mœurs, comédie dramatique, documentaire, film social ou fait divers promu fait de société avec incursions dans le monde religieux comme biographie de personnage historique: au niveau des genres, en tout cas, les programmateurs n’auront pas péché par  monotonie.
En ouverture, «Le monde de Barney» ( «Barney’s Version») de Richard D. Lewis, avec (notamment) Dustin Hoffmann, met en scène sur trois décennies et trois continents l’itinéraire assez complexe d’un Juif  entre ses trois épouses (successives…)  sur fond de séduction, accusation de meurtre et grandes effusions. En conclusion, d’aucuns diraient peut-être «histoire de boucler la boucle», le film israélien «Pam Haiti» («Le marieur») d’Avi Nesher, avec Adir Miller, Maya Dagan, Tuval Shafir, Dror Keren et Dov Navon, parle d’un ado vivant dans la Haifa de 1968 où, séduit par une belle contemporaine américaine , il est obligé de côtoyer l’empire du mal et les fantômes d’un certain Yankele. des créatures qui ne sont pas sans rapports avec les démons hantant la Haifa d’aujourd’hui. Entre-temps, avec «Dans la valise d’Hanna», un documentaire signé Larry Weinstein et tiré du livre de Karen Levine, le cap sera mis sur le Musée de l’Holocauste de Tokyo, Theresienstadt, la Tchécoslovaquie et un mystère historiquement authentique.  Puis sur le comique avec «So ein  Schlamassel…» ( «Oh, quel pétrin…»), une comédie romantique réalisée par Dirk Regel en Allemagne et dans laquelle est narré le parcours de la combattante que doit réaliser une jeune conseillère fiscale juive voulant épouser un charmant paysagiste dont le seul tort est de n’être pas né juif… Puis retour aux drames de l’histoire avec «Adam ressuscité», une adaptation du roman de Yoram Kaniuk ayant­ pour héros l’impresario d’un cirque berlinois ayant survécu aux camps en jouant un rôle d’animal et échoué dans un asile psychiatrique. De même avec «Ingelore» ou l’ «histoire» de l’enfance solitaire d’une jeune malentendante sous le IIIème Reich. Et encore «Protektor», du Tchèque Marek Najbrt, ou l’«histoire»  d’un célèbre animateur de radio se mettant à collaborer avec l’occupant nazi pour tenter de sauver sa femme juive dans la Prague des années 30-40. En revanche, avec les tribulations des «Holy Rollers» (de l’Américain Kevin Asch), c’est d’une  poignée de juifs hassidiques égarés en mules d’un trafic de drogue et d’un fait divers malheureusement d’origine authentique qu’il s’agira dans le New York de la fin du siècle dernier. Une région et une époque qu’on retrouvera presque avec «Les Yankles» mais dans une comédie mettant en scène  une équipe de base-ball composée d’étudiants d’une yeshiva très «orthodoxe. Avec «Ha’nasi» ( «L’homme d’Etat» des Israéliens Dan et Noit Geva), changement de cap presque  intégral pour une  biographie de Chaïm Weizmann. Puis avec «Precious Life », un film des Israéliens Ehud Bleiberg and Yoav Ze’evi (nominé aux Oscars 2011 en tant que meilleur long métrage documentaire) sur l’amour, la haine, l’engagement et, en toile de fond, les tensions au Moyen-Orient à travers les tentatives d’un médecin israélien pour traiter un enfant palestinien atteint d’une  immunodéficience mortelle. Ainsi, le problème israélo-palestinien n’aura-t-il pas été totalement absent des préoccupations de cette présentation du 7ème art juif par ailleurs ouverte au monde comme avec le «trailer»  intitulé «So Mrs Cohen» dans lequel une belle brochette de vedettes juives et non juives interprètent et commentent un fameux gag consistant en une annonce de 3 mots payants auxquels il faut ajouter… trois mots gratuits !    [O.K.]





» zurück zur Auswahl


Mehr zu diesem Thema...

Programme
March 4, 2011