La CILV a intronisé son nouveau rabbin
C’est le dimanche 30 mai dernier que la communauté israélite lausannoise et vaudoise a officiellement installé son nouveau rabbin en la personne de Lionel Elkaïm en présence d’une foule fervente venue de toute la Suisse ainsi que de l’étranger. A la fois solennelle, grave, émouvante et chaleureuse, cette cérémonie a eu lieu avec la participation des rabbins Abraham Weingort, Shaoul David Botschko, qui avec le rabbin Moshé Benabou malheureusement empêché de venir, sont les trois maîtres ayant assuré la formation complémentaire à l’issue de laquelle, l’ancien ’hazan, enseignant à l’école juive et au Talmud Torah puis délégué rabbinique des communautés de Lausanne et Fribourg a réussi son examen. Puis obtenu sa semikha, c’est-à dire le «certificat» attestant l’ordination permettant le rabbinique «Yoreh Yoreh, Yadin Yadin» (il peut enseigner, il peut juger).
Bel alphabet
Entouré des rabbanim Abraham Weingort et Shaoul David Botschko, et au son de quatre shofar animés par Gabriel Geller, Nathanel Cohen, Elie Hayat et Alain Blum, le rabbin Lionel Elkaïm a donc fait une entrée solennelle dans la synagogue pleine comme aux jours des plus grandes fêtes. Et dans laquelle on relevait aussi la présence du grand rabbin Itshak Dayan de la CIG, de Rav Pevzner, du président de la FSCI Herbert Winter et de nombreuses personnalités religieuses, politiques ou associatives venues assister à cette installation ô combien émouvante.
Entre les interventions du président de la CILV Antoine David, des rabbins Weingort et Botschko, et différents intermèdes musicaux ou religieux dont le chant du ‘hazan Alain Blum, un moment particulièrement fort a été celui de la contribution des Bné Mitsva auxquels Alain Blum avait demandé de dire ce qu’est un rabbin en définissant son rôle lettre à lettre. R comme réponses pour Benjamin; A comme animation pour Salomon; B comme boulot pour Leo; B comme berger pour Simon, I comme instruire pour Jordan et N comme nager pour Ilan... La jeunesse juive a fait preuve d’autant d’esprit que de réalisme !
Puis ce fut au tour du rabbin Lionel Elkaïm d’exprimer sa profonde reconnaissance à tous ceux qui, dès les premiers jours, l’ont encouragé à s’engager dans cette voie. Particulièrement envers son épouse Myriam, elle-même fille du rabbin Claude Lederer, qui l’ont plus que familialement soutenu dans cette tâche, le président de la CILV Antoine David et son comité qui l’ont plus qu’encouragé, les rabbins Weingort et Botschko ainsi que le rabbin Moshé Benabou. Ainsi que, bien entendu, le grand rabbin Itshak Dayan et Rav Menahem Mendel Pevzner sur le soutien desquels le nouveau ministre a dit savoir pouvoir compter.
«En ce jour de grande émotion»
Rappelant le parcours un peu «atypique» ayant été le sien, le rabbin Elkaim a aussi tenu a remercier tout particulièrement les communautés lausannoise et fribourgeoise avec lesquelles il s’est formé de longues et belles années durant. Puis il a évoqué les multiples fonctions et responsabilités d’un rabbin. Qui, entre le devoir d’insuffler l’étude et l’amour de la Torah, l’accompagnement des membres dans leurs moments de joie ou de peine, doit aussi montrer le chemin à sa communauté et penser son avenir tout en favorisant le dialogue interreligieux dans un climat d’ouverture. Avec, «par dessus tout, le souci du maintien de son unité». Des paroles qui, au sortir des années pplus que mouvementées dont ils semblent avoir achevé la traversée, ont certainement plus que résonné dans le cœur et l’âme de tous les membres de la CILV encore tout pénétrès du chant des élèves du Groupe Scolaire Grand Rabbin Dr Georges Vadnaï. [M.E.]


